Enquête à Clarensac

Enquête à Clarensac

Enquête de voisinage sur Clarensac

À Clarensac, hier après-midi, samedi 12 mars 2016, la gendarmerie est venue frapper à ma porte. Des questions aux sujets de la disparition d’un enfant :

  • Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ?
  • Avez-vous des informations à nous communiquer ?

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Enfin, une enquête de voisinage, de la gendarmerie, qui commence 11 jours après la disparition d’un enfant. Mais comment cela est-il possible ? Après 11 jours, puis-je vraiment me souvenir de ce que j’ai vu ou fait durant cette journée, ou même avant celle-ci, alors qu’une enquête non officielle horrible et dévastatrice avait fait son chemin sur Facebook, et même dans toutes les villes et villages de France ? Les certitudes allaient bon train. Bon, heureusement, au grand soulagement des parents et de beaucoup de personnes, la procureure de la République a mis fin à toutes ces rumeurs et je tiens à la remercier. Nos cœurs étaient lourds de peine et cette information officielle est venue les alléger. Nous espérions de tout notre cœur que les ignominies des commentaires sur Facebook et des informations passées comme vraies, par le bouche à oreille, soient fausses. Des questions se posent, et c’est légitime. Comment une telle information pouvait réellement passer pour vraie, par certaines personnes ? Comment savait-il que l’enquête officielle de la gendarmerie se dirigeait vers cette piste ? Il y a eu des recherches officielles, et il y a eu aussi des recherches individuelles menées par des citoyens clarensacois, mais pas de véritable enquête sur la disparition. Tout le monde était au courant de l’enquête et vers où elle se dirigeait, tout le monde savait pour le prélèvement ADN, tout le monde attendait le résultat comparatif, et en attendant, plus le temps passait et plus grande la calomnie faisait son chemin. Dans cette affaire, il y a sûrement des responsabilités en ce qui concerne l’information de l’enquête et de sa divulgation. Parce qu’on ne peut être sûr à 100% que si une source, au-dessus de tous soupçons, le déclare de bouche à oreille. Un enfant doit être protégé, surtout que sa photo a circulé et circule encore sur le plus grand média colporteur de vraies et fausses nouvelles : Facebook (voir article Facebook m’a tué). Je tiens encore à rappeler à certaines personnes que Facebook n’est pas une source d’information fiable, il est un lieu virtuel, à l’origine, où l’on partage avec des amis, des vrais. Protégez vos enfants, mettez-les à l’abri de cet outil dévastateur, destructeur quand il est entre les mains d’adultes malveillants, mais aussi d’enfants qui ne connaissent pas forcément les enjeux et la portée de ce qu’ils écrivent, il en va de votre responsabilité en tant que parents.

Dans tous les cas, la disparition est toujours d’actualité et faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver cet enfant et soulager les parents.

Gendarmerie de Nîmes – Tél : 04 66 38 50 00

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